Plan Désirée : sales freelance, payée à la commission
Version simplifiée intégrant le retour de Jonathan. Le moteur, c'est la commission sur les deals qu'elle apporte. Une part au capital vient en bonus, plus tard, automatiquement, si elle atteint un seuil de volume. La stratégie (ICP, qualification, structuration) est portée par Kamil et Jonathan, avec son aide.
Le modèle en un schéma
Une seule chose la paie pour son travail : la commission. L'equity est un déclencheur de volume, pas un salaire déguisé.
1. Commission (le moteur)
Rémunération principale
Origine du deal
Taux
Lead apporté par Jonathan ou par quelqu'un d'autre (elle le travaille)
10 % de l'ARR
Deal trouvé ET travaillé par elle-même
15 % de l'ARR
Sur quoi porte la commission
Touche humaine obligatoire de sa part. Pas de commission sur une signature self-serve qu'elle n'a pas travaillée.
Attribution claire : un seul propriétaire par deal, enregistré au CRM. Sourcé et travaillé par elle = 15 % ; lead transmis par Jonathan ou un tiers qu'elle travaille et close = 10 %.
Engagement ≥ 12 mois requis. Exclus : les signatures gratuites ou non facturées, et tout engagement de moins de 12 mois.
Base = ARR de la première année (valeur annualisée du contrat), one-time par deal. Les renouvellements ne sont pas commissionnés (cf. section 3). Le client peut payer au mois ou à l'année : on exige l'engagement annuel, pas le paiement annuel.
Versement au prorata des encaissements : si le client paie au mois, la commission tombe au fil de l'année. En cas de départ anticipé, elle s'arrête d'elle-même, sans trop-perçu à récupérer.
Tarifs et remises validés par Kamil : l'ARR ne se brade pas pour closer.
Elle reste libre sur le type de compte : son intérêt la pousse vers les deals à forte valeur (15 % d'un compte à 4 000 € pèse bien plus que d'un compte à 400 €). En freelance, elle assume ses propres coûts (outils, déplacements).
Trois exemples concrets
Situation
Commission
Elle source et close un compte à 6 000 € d'ARR, engagé 12 mois, payé au mois
900 € (15 %), versés au fil de l'année
Jonathan transmet un lead, elle le travaille et le close à 12 000 € d'ARR, payé à l'année
1 200 € (10 %), versés après paiement
Un compte signe en mensuel sans engagement 12 mois, ou en offre gratuite
0 € (hors périmètre)
2. Déclenchement et paiement
Activée dès maintenant (sous réserve de trésorerie)
Chaque client qu'elle signe a déjà de la valeur pour l'entreprise. La payer tout de suite la motive et évite qu'elle bascule son temps sur un autre projet rémunéré. Son equity, elle, n'arrive que plus tard et sous condition.
Pas de commission tant que le client n'a pas payé.
Défaut : versement trimestriel au fil des encaissements. Piste à valider : attribution automatique via Stripe vers sa société sur les clients qu'elle a signés.
Tampon de trésorerie plafonné à ~3 mois : la commission est versée au plus tard environ 3 mois après le paiement du client. Pas de report en fin d'année (le 01/01/2027 était trop loin et démotivant). Ça laisse un peu d'air à la tréso tout en gardant Désirée motivée.
3. Rétention et expansion
Upsell manifeste de sa part (en tant que sales) → commission additionnelle sur l'ARR ajouté.
Renouvellement automatique → pas de commission. Classique pour un rôle sales.
4. Equity (le bonus, plus tard, optionnel)
Conditionnel et simple
Seulement si Désirée exprime le besoin d'en avoir. Sinon on ne la met pas : l'equity complique la gestion de l'entreprise ensuite, surtout pour une personne non domiciliée en France.
Déblocage automatique de 1 % au premier des deux seuils atteint : 50 comptes qu'elle a signés OU 200 000 € d'ARR qu'elle a apporté (cumulé). Un seul critère à suivre, pas de planning, pas de vesting calendaire. Compatible avec quelqu'un qui aime sa liberté.
Non adossée à la stratégie. L'ICP, la qualification et la structuration sont portées par Kamil et Jonathan, avec son aide. L'equity récompense le volume commercial, pas la strat.
Instrument juridique : BSA, pas BSPCE (vérifié)
Les BSPCE sont réservés aux salariés et dirigeants assimilés salariés ; les freelances et prestataires en sont exclus. Désirée étant freelance, elle est inéligible aux BSPCE. L'instrument adapté à une contributrice externe est le BSA (BSA Advisor), prévu exactement pour partager du capital avec un advisor / prestataire, attribuable à toute personne extérieure (y compris non résidente). À cadrer avec un juriste avant signature.
À confirmer par Kamil
Equity : on la propose, ou seulement si elle la demande ?
Reco : ne pas la mettre sur la table par défaut ; l'ouvrir si elle exprime le besoin. Seuils proposés : 1 % à 50 comptes OU 200 000 € d'ARR.
Activation de la commission : maintenant ou différée ?
Reco : maintenant, versement trimestriel au fil des paiements, avec un tampon tréso plafonné à ~3 mois (jamais reporté en fin d'année).
Périmètre : sales freelance + aide à la stratégie ?
Reco : oui. Elle vend et contribue à la strat ; la strat reste pilotée par Kamil + Jonathan. Pas de promesse d'ownership stratégique.
Points de vigilance
BSA, pas BSPCE. Vérifié : une freelance est inéligible aux BSPCE. Se tromper d'instrument, c'est le problème juridique qu'on veut justement éviter.
Délai de paiement plafonné à ~3 mois. Un tampon de tréso oui, mais pas de report en fin d'année : au-delà de 3 mois, on annule l'effet « la payer tout de suite ».
Engagement annuel, pas paiement annuel. Exiger 12 mois d'engagement pour la base ARR, mais laisser le client payer au mois s'il préfère : sinon on durcit le closing sur un produit jeune.
Ce document reste interne. C'est le support de décision, pas la version à montrer à Désirée. Une fois ces points tranchés, on en tire une page courte et chaleureuse à son intention.